Subordonnée conjonctive : exercices corrigés pour s'entraîner vraiment
Après la leçon, les élèves cherchent surtout des exercices sur la subordonnée conjonctive pour vérifier s'ils savent encore reconnaître une complétive, une circonstancielle ou une interrogative indirecte. Cette fiche complète la page de cours sur les subordonnées conjonctives avec un entraînement progressif, des distracteurs utiles et des corrections rédigées pour comprendre le raisonnement attendu.
Ce qu'il faut revoir avant les exercices sur la conjonctive
Une subordonnée conjonctive est une proposition dépendante introduite par une conjonction ou une locution conjonctive : que, si, quand, parce que, pour que, bien que... Elle complète un verbe, un adjectif ou la proposition principale tout entière.
Dans les exercices scolaires, on attend généralement trois choses : repérer la subordonnée, nommer sa nature précise (complétive, circonstancielle, interrogative indirecte selon la progression suivie) et indiquer sa fonction ou sa valeur.
La difficulté classique reste la confusion avec la proposition relative, surtout quand le mot introducteur est que. Si la subordonnée complète un nom antécédent, on bascule vers la relative ; si elle dépend d'un verbe ou de la phrase, on reste dans la logique conjonctive.
Comment réussir un exercice sur les subordonnées conjonctives ?
La méthode en 4 réflexes
- Repère d'abord les verbes conjugués pour compter les propositions et isoler la subordonnée.
- Observe ensuite l'introducteur : que, si, quand, parce que, afin que... L'introducteur donne souvent un premier indice sur la nature de la relation.
- Demande-toi enfin ce que la subordonnée complète : un verbe ou un adjectif (complétive), l'ensemble de la phrase (circonstancielle), ou une question rapportée (interrogative indirecte).
- Termine par une vérification utile : le mot introducteur reprend-il un antécédent ? Si oui, tu n'es probablement pas dans une conjonctive mais dans une relative.
Les consignes les plus fréquentes sur ce point de grammaire
| Consigne | Ce qu'il faut faire | Question utile | Exemple repère |
|---|---|---|---|
| Repérer | Trouver la subordonnée et la principale | Quels sont les verbes conjugués ? | Je pense qu'il viendra. |
| Nommer | Distinguer complétive, circonstancielle ou interrogative indirecte | La subordonnée complète-t-elle un verbe, la phrase ou une question rapportée ? | Quand il viendra, nous partirons. |
| Donner la fonction ou la valeur | Préciser COD, sujet, temps, cause, but, condition... | Que dit exactement la subordonnée sur la principale ? | Je me demande si elle viendra. |
| Éviter la confusion | Vérifier qu'il ne s'agit pas d'une relative | Y a-t-il un antécédent avant que ou où ? | Le livre que tu lis n'est pas une conjonctive. |
Exemples de raisonnement attendus
Je pense qu'il arrivera avant midi.
La subordonnée qu'il arrivera avant midi complète le verbe pense : c'est une conjonctive complétive de fonction COD.
Lorsque la sonnerie retentit, les élèves entrent.
Lorsque la sonnerie retentit apporte un cadre temporel à toute la principale : c'est une conjonctive circonstancielle de temps.
Je me demande si le train est déjà parti.
La subordonnée si le train est déjà parti rapporte une question. Dans beaucoup d'exercices, on la traite comme une interrogative indirecte qui complète le verbe me demande.
Il travaille pour que son dossier soit prêt demain.
La locution pour que introduit une conjonctive circonstancielle de but ; le verbe est au subjonctif parce qu'il s'agit d'un objectif visé.
Bien qu'il soit fatigué, il continue sa lecture.
Bien qu'il soit fatigué exprime une opposition : on a une conjonctive circonstancielle de concession.
Le livre que tu lis est déjà annoté.
Ici, que tu lis complète le nom livre. Ce n'est donc pas une conjonctive, mais une proposition relative.
Pièges fréquents dans les exercices
- Ne te contente pas du mot que pour conclure. Il peut introduire une relative ou une conjonctive selon ce qu'il complète.
- Une complétive ne complète pas un nom concret comme livre ou ville ; dans ce cas, on est en général dans la relative.
- Certaines progressions distinguent les interrogatives indirectes des conjonctives. Dans un exercice, respecte l'étiquette attendue par le cours, mais garde le même raisonnement syntaxique.
- Ne place pas de virgule entre un verbe et sa complétive introduite par que : Je pense que tu as raison, sans virgule.
- Le mode verbal compte aussi : pour que, bien que, à condition que appellent souvent le subjonctif.
Exercices corrigés sur la subordonnée conjonctive
Pour chaque phrase, repère la subordonnée en gras puis indique si elle est complétive, circonstancielle, interrogative indirecte ou si ce n'est pas une conjonctive.
- 1. Je pense que tu connais déjà la règle.
- 2. Quand la pluie s'arrêtera, nous sortirons.
- 3. Nous voulons que chacun participe à l'échange.
- 4. Je me demande si elle a compris la consigne.
- 5. Parce qu'il avait relu son brouillon, il a corrigé plusieurs fautes.
- 6. Le roman que tu m'as conseillé est passionnant.
- 7. Il travaille pour que son exposé soit prêt demain.
- 8. Bien qu'il soit absent, son nom figure sur la liste.
- 9. Qu'il refuse de répondre nous étonne.
- 10. Je ne sais pas où elle a rangé son carnet.
- 11. Nous partirons si le bus arrive à l'heure.
- 12. La ville où il passe l'été est très calme.
Corrections détaillées
1. Conjonctive complétive.
La subordonnée complète le verbe pense et remplit la fonction de COD.
2. Conjonctive circonstancielle de temps.
La subordonnée introduite par quand situe l'action de la principale dans le temps.
3. Conjonctive complétive.
La subordonnée complète le verbe voulons. Le subjonctif est attendu après l'expression de volonté.
4. Interrogative indirecte.
La subordonnée rapporte une question et complète le verbe me demande.
5. Conjonctive circonstancielle de cause.
Introduite par parce que, elle explique la raison de la correction.
6. Ce n'est pas une conjonctive.
La subordonnée complète le nom roman : c'est une proposition relative.
7. Conjonctive circonstancielle de but.
La locution pour que introduit l'objectif visé. Le verbe est donc au subjonctif.
8. Conjonctive circonstancielle de concession.
La subordonnée marque une opposition malgré un fait reconnu.
9. Conjonctive complétive sujet.
La subordonnée entière joue le rôle de sujet du verbe étonne.
10. Interrogative indirecte.
Le mot interrogatif où introduit une question rapportée qui complète l'expression ne sais pas.
11. Conjonctive circonstancielle de condition.
Introduite par si, la subordonnée pose l'hypothèse nécessaire à la réalisation de la principale.
12. Ce n'est pas une conjonctive.
La subordonnée où il passe l'été complète le nom ville : il s'agit d'une relative.
FAQ
Comment reconnaître rapidement une subordonnée conjonctive ?
Cherche un verbe conjugué introduit par que, si, quand, parce que, bien que, pour que... puis vérifie que la subordonnée complète un verbe, un adjectif ou la phrase entière.
Comment ne plus confondre que relatif et que conjonction ?
Si que reprend un antécédent et a une fonction dans la subordonnée, il est pronom relatif. S'il sert seulement de lien après un verbe ou une expression, il est conjonction de subordination.
Une interrogative indirecte est-elle toujours classée parmi les conjonctives ?
Pas toujours. Dans les programmes et les manuels, elle peut être présentée à part. Mais dans les exercices, le raisonnement reste proche : elle complète le verbe principal en rapportant une question.
Faut-il toujours employer le subjonctif dans une conjonctive ?
Non. Certaines conjonctions demandent l'indicatif (parce que, quand), d'autres appellent souvent le subjonctif (pour que, bien que, à condition que).